Illustrateur, peintre et graveur français, Pierre Brissaud est l’un des grands noms de l’Art déco.
Fils du docteur Édouard Brissaud, élève de Jean-Martin Charcot, il se fait connaître par ses estampes au pochoir pour La Gazette du Bon Ton, la revue de mode de Lucien Vogel, où il compte parmi les illustrateurs majeurs aux côtés de George Barbier et de Georges Lepape.
Il traduit les créations de couturiers comme Jeanne Lanvin, Doucet et la maison Worth en scènes réalistes de loisirs dans les salons et les jardins de la haute société.
Ses dessins paraissent aussi dans Vogue, après le rachat de la Gazette du Bon Ton par ce magazine en 1925, ainsi que dans House & Garden et Fortune.
Il illustre également de nombreux ouvrages littéraires, parmi lesquels des textes de Flaubert, de l’abbé Prévost, de Saint-Simon, d’Anatole France et de Shakespeare.
Il meurt en 1964.
Intérêt pour les bibliophiles
Brissaud est l’un des illustrateurs les plus recherchés de l’Art déco et de la mode des années 1910 et 1920.
Ses planches au pochoir, colorées à la main, et ses livres illustrés de l’entre-deux-guerres séduisent à la fois les amateurs de livres de bibliophilie et les collectionneurs de gravures de mode.
Les exemplaires sur grand papier, en tirage limité, avec leurs planches complètes et bien conservées, sont particulièrement recherchés, de même que les planches de revues de mode prises isolément.
Son art élégant et vivant, reflet de la vie mondaine de son époque, attire aussi les amateurs d’histoire de la mode et de la culture Art déco.