Poète français, André Chénier naît à Constantinople d’un père français, négociant et diplomate, et d’une mère d’origine grecque.
Il grandit en France et fait ses études à Paris, au collège de Navarre.
Nourri de culture antique, il compose des élégies, des idylles et des épîtres inspirées des poètes grecs et latins, qu’il renouvelle par une sensibilité très personnelle.
Il voyage en Suisse et en Italie, séjourne à Londres comme secrétaire d’ambassade, puis rentre à Paris au moment de la Révolution. Il y soutient d’abord les idées nouvelles, avant de critiquer les excès des Jacobins dans des articles et des poèmes, notamment ses Iambes.
Arrêté en 1794 pendant la Terreur, il est emprisonné à Saint-Lazare, puis guillotiné deux jours avant la chute de Robespierre.
Son œuvre ne paraît presque pas de son vivant. Publiée à partir de 1819, elle le fait reconnaître comme un précurseur de la poésie romantique.
Intérêt pour les bibliophiles
Chénier est une figure majeure de la poésie française de la fin du XVIIIe siècle et un poète très collectionné.
Comme son œuvre est posthume, ses premières éditions, publiées au début du XIXe siècle, sont particulièrement recherchées, surtout lorsqu’elles sont bien conservées et en reliure d’époque.
Ses poèmes ont aussi été repris dans des éditions illustrées par des artistes réputés, notamment à la Belle Époque et au XXe siècle, ce qui forme un domaine apprécié des amateurs de livres illustrés.
Les exemplaires sur grand papier, en belle reliure, ou avec une provenance documentée, ont une valeur supplémentaire. Son destin tragique et son statut de précurseur du romantisme intéressent aussi les collectionneurs de littérature de la période révolutionnaire.