La Bibliothèque de la Pléiade est fondée en 1931 par Jacques Schiffrin, éditeur indépendant installé à Paris, qui souhaite offrir au public des éditions de référence des œuvres complètes des classiques, dans un format de poche.
Parmi les premiers volumes figurent Baudelaire, Racine, Voltaire, Poe, Laclos, Musset et Stendhal.
En 1933, en difficulté financière, Schiffrin cède la collection aux éditions Gallimard, avec le soutien d’André Gide. Il en dirige la publication jusqu’en 1940, date à laquelle il est écarté de la maison en raison des lois antijuives.
La Pléiade devient peu à peu l’emblème de la maison Gallimard et la référence de l’édition de prestige en langue française.
Elle compte aujourd’hui plus de huit cents volumes, auxquels s’ajoutent les Albums de la Pléiade, richement illustrés, et l’Encyclopédie de la Pléiade, créée sous la direction de Raymond Queneau.
« Entrer dans la Pléiade » est considéré comme une consécration pour un auteur, et très peu d’écrivains y ont été publiés de leur vivant.
Intérêt pour les bibliophiles
La Pléiade est l’une des collections les plus suivies par les amateurs de belles reliures d’éditeur et de séries complètes.
Les volumes anciens, en particulier ceux des années 1930 à 1950, dont les reliures sont de couleurs variées, sont recherchés lorsqu’ils conservent leur rhodoïd, leur jaquette et leur étui d’origine.
L’état de ces éléments, souvent fragiles, fait la différence entre deux exemplaires.
Certains titres, parus dans la collection avant toute autre édition, ou épuisés depuis longtemps, ainsi que les Albums de la Pléiade, sont particulièrement prisés.
Sa fabrication constante depuis les origines, son appareil critique et son prestige en font un domaine accessible, mais très apprécié des collectionneurs.
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