Peintre, décorateur et illustrateur français, Georges-Antoine Rochegrosse est le fils adoptif du poète Théodore de Banville, qui épouse sa mère en 1875.
Dans le salon de son beau-père, il côtoie Verlaine, Mallarmé, Victor Hugo et Flaubert.
Il se forme auprès d’Alfred Dehodencq, puis à l’Académie Julian, dans les ateliers de Jules Lefebvre et de Gustave Boulanger, et enfin à l’École des beaux-arts de Paris. Peintre d’histoire et de sujets symbolistes, souvent inspirés de l’Antiquité et de l’univers wagnérien, il connaît un grand succès dans les années 1880-1900 et reçoit la Légion d’honneur en 1892.
Il découvre l’Algérie en 1894 et s’installe à El Biar, près d’Alger, en 1900, avec son épouse Marie.
Ses sujets prennent alors une couleur orientaliste.
Après la mort de Marie en 1920, il se tourne vers la spiritualité et la Société théosophique.
Il meurt à El Biar et est inhumé au cimetière du Montparnasse, à Paris. Presque oublié après sa mort, il est aujourd’hui redécouvert.
Intérêt pour les bibliophiles
Rochegrosse intéresse les amateurs de livres illustrés de la Belle Époque.
Peintre d’histoire très en vue, il a prêté son talent à l’édition, et ses compositions illustrent des ouvrages de grand format soignés, destinés à un public de bibliophiles.
Les exemplaires sur grand papier, ceux comportant un dessin original ou ceux dans une belle reliure d’époque sont particulièrement recherchés.
Son univers antique, symboliste et orientaliste, très reconnaissable, séduit les collectionneurs. Ses dessins préparatoires et ses affiches sont aussi appréciés.
Longtemps oublié, il bénéficie aujourd’hui d’un regain d’intérêt.