Poète français, Paul Verlaine est l’une des grandes voix de la poésie du XIXe siècle.
Né à Metz, il grandit à Paris, travaille d’abord comme employé de bureau à l’Hôtel de Ville et fréquente les cercles littéraires parisiens, notamment autour du Parnasse.
Il publie les Poèmes saturniens en 1866, puis Fêtes galantes (1869) et La Bonne Chanson (1870), avant Romances sans paroles (1874), l’un de ses recueils les plus célèbres. Sa rencontre avec Arthur Rimbaud en 1871 bouleverse sa vie : leur liaison tumultueuse s’achève en 1873 et lui vaut une condamnation à deux ans de prison en Belgique. Il y écrit et se convertit au catholicisme, ce qui nourrit Sagesse (1881).
Son art, fondé sur la musicalité, la nuance et l’effacement du sens au profit de l’impression, fait de lui une figure majeure du symbolisme.
Mis en avant par les jeunes poètes comme l’un des « Poètes maudits » qu’il présente lui-même en 1884, il vit pourtant ses dernières années dans la précarité, entre hôpitaux et garnis parisiens.
Il meurt à Paris en 1896.
Intérêt pour les bibliophiles
Verlaine est l’un des poètes les plus recherchés de la littérature française.
Ses éditions originales, souvent tirées à petit nombre et publiées chez des éditeurs modestes, sont rares et très collectionnées.
Son œuvre a aussi été reprise dans de nombreuses éditions illustrées par des artistes de premier plan, ce qui forme un domaine très prisé des amateurs de livres illustrés, surtout dans les éditions de bibliophilie de la fin du XIXe et du XXe siècle.
Les exemplaires sur grand papier, en reliure d’époque ou signée, avec envoi ou provenance documentée, ont une valeur supplémentaire.
Verlaine intéresse enfin les collectionneurs de manuscrits, de lettres et de documents liés à l’histoire du symbolisme.